Suppressions de postes dans l’Education nationale : Quand le gouvernement hypothèque l’avenir de nos enfants
Le groupe des élus de la majorité du Conseil Général auquel j'appartiens s’inquiète des annonces du gouvernement, qui affiche sa volonté de poursuivre sa politique de suppression de postes dans l’Education nationale.
La suppression de 40 000 postes, ces trois dernières années, a déjà eu des conséquences non négligeables dans notre département : fermeture de classes, classes surchargées, non remplacement de professeurs absents, disparition des Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED) qui permettaient pourtant aux élèves en difficulté de bénéficier d’une aide spécialisée et adaptée.
En annonçant aujourd’hui sa volonté d’augmenter le nombre d’élèves dans les classes, le gouvernement cherche tant bien que mal à trouver une solution à la suppression de 16 000 nouveaux postes pour la rentrée 2011.
Alors que la scolarisation des moins de 3 ans n’est plus prise en compte, l’objectif affiché par le ministère de porter à 32 le nombre d’élèves par classe de maternelle aura des conséquences en termes de réussite pour les élèves, notamment pour les plus fragiles.
Quand cette politique s’accompagne d’une remise en cause de la formation professionnelle des enseignants, nous pouvons craindre des conséquences désastreuses sur la réussite scolaire et l’avenir de nos enfants.